Un air de Campagne à Paris 10/03/10

Un air de Campagne à Paris

La rue Irénée Blanc et ses allures de petit village de province. Photo : Audrey Pelé

La rue Irénée Blanc et ses allures de petit village de province. Photo : Audrey Pelé

La Campagne à Paris, c’est un esprit de village à deux pas du périphérique. Juché sur une butte par laquelle on accède en gravissant de longs escaliers, le quartier est situé entre la rue Jules Siegfried et la rue Irénée Blanc dans le 20e arrondissement. Là, s’égraine un ensemble de 92 maisons fleuries de glycines, lilas et rosiers grimpants.  Pour raconter ce havre de paix, les habitants,  à travers l’association l’Amicale de la Campagne à Paris, ont publié un  ouvrage intitulé La Campagne à Paris a 100 ans.

Une maison, une histoire d’amour

« Ça a été le coup de foudre », « la première fois où je l’ai vu j’ai compris que c’était elle ». C’est en ces termes que les riverains du quartier de la Campagne à Paris parlent de leurs maisons comme de leur premier amour.

Photo : Audrey Pelé

Photo : Audrey Pelé

Tous décrivent dans ce livre un véritable choc ressenti le jour où ils sont arrivés dans ce lieu insolite, séduits par le charme de ces rues pavées aux airs de village de province.

Contraste saisissant à quelques pas du tumulte de la porte de Bagnolet. « Comment supporter maintenant d’habiter ailleurs qu’ici ? », se demandent Francine et Jean, riverains de la rue Jules Siegfried depuis 1986. Comme de nombreux propriétaires chanceux de la Campagne à Paris, ils ont immédiatement voulu acquérir une maison dans ce lieu calme et tranquille.

Des anciennes maisons « bon marché »

Pour avoir le privilège de vivre ici, il faut jouer de chance, de ruse ou « avoir des relations » dans le voisinage. Aujourd’hui les maisons se vendent peu, en raison de leur grande valeur sentimentale et pécuniaire. Pourtant il n’en a pas toujours été ainsi. Le 30 juillet 1907, la coopérative la Campagne à Paris mettait en œuvre un programme de construction de maison à caractère social.

Il faut gravir les 80 marches de la rue Prosper Enfantin pour atteindre la campagne à Paris. Photo: Audrey Pelé

Il faut gravir les 80 marches de la rue Prosper Enfantin pour atteindre la Campagne à Paris. Photo: Audrey Pelé

Cet ensemble destiné à favoriser l’accession à la propriété pour les classes populaires a été créé pour faire face à la crise du logement du début du XXe siècle. Cent ans plus tard, face à la flambée des prix de l’immobilier, les riverains sont dorénavant des cadres, des professeurs ou des retraités.

Faire sa vie à la campagne

L’esprit de village est toujours bien présent. « Il se dégage un véritable esprit de campagne et d’entraide. Les propriétaires se connaissent et n’hésitent pas à se donner un coup de main, par exemple pour une garde d’enfants », précise Gérard Marotte, président de l’amicale de la Campagne à Paris. L’association, composée de riverains, existe depuis la fondation du site et entend bien continuer à le protéger. La désignation d’un garde champêtre est même à l’étude…

La Campagne à Paris à 100 ans, Amicale de la Campagne à Paris, 2007.
Conception et réalisation : Sylvie Fournier, Jean-Louis Fournier et Jean Mineraud.

Disponible auprès de l’amicale de la Campagne à Paris et de la librairie Specq.

Contacter Gérard Marotte, président de l’amicale de la Campagne à Paris.
20, rue Irénée Blanc, 75020 Paris
marotte23@noos.fr

Librairie Specq
2, rue du Surmelin, 75020 Paris
Tél : 01 43 61 68 18

75020 Paris, France

La Campagne à Paris – Rue Jules Siegfried, Rue Irénée Blanc, 75020 Paris