Le 20e se mobilise pour Haïti

Le 20e se mobilise pour venir en aide aux sinistrés haïtiens. Photo : F. de la Mure/MAEE
Le 12 janvier, Haïti était touché par un violent séisme de magnitude 7. A peine remis des dégâts engendrés par les quatre ouragans successifs de l’été 2008, l’île subit une catastrophe humanitaire de plus. Parmi les pires de son histoire.
L’émotion suscitée par la détresse du peuple haïtien a déclenché un élan de générosité à travers le monde, bien plus encore que pour le tsunami de 2004. Le 20e n’est pas en reste de solidarité et de nombreuses initiatives l’illustrent.
Face à la douleur ressentie par toute une communauté, la Maison d’Haïti, qui se charge d’apporter un soutien psychologique aux familles des victimes et aux rapatriés en France, organise ce samedi 30 janvier à 18h30 un moment de recueillement et de partage autour d’une soupe au giromon (16, rue Bisson – 75020 – M° Belleville – Couronnes), « nous invitons tous ceux qui le souhaitent à venir partager ce moment, le giromon, qui était au départ la soupe du colon, est devenu depuis l’indépendance d’Haïti le symbole du rassemblement », explique une responsable de l’association.
Présidente du groupe d’amitié France-Haïti à l’Assemblée nationale, la députée de la 21ème circonscription, George Pau-Langevin, a rencontré pour sa part la semaine dernière les associations haïtiennes pour leur signifier son entier soutien et rappeler la nécessité d’associer celles-ci à la reconstruction du pays.
La mairie 20e a quant à elle été une des premières mairie d’arrondissement à installer une urne dans son hall. Les dons récoltés seront reversés à la Fondation de France.
« Un euro collecté, ce doit être un euro donné aux Haïtiens »
Kamel Amriou est de ceux qui se sont rapidement mobilisés. Avec son association des Commerçants solidaires de Gambetta-Pyrénées, il n’est pas resté insensible à la détresse des Haïtiens : « on se devait d’agir en solidarité, on a donc décidé d’organiser une collecte de dons pour Haïti ». Méfiant sur la traçabilité des dons reçus par les grandes organisations humanitaires, Kamel Amriou préconise une « opération claire, concrète et durable. Un euro collecté, ce doit être un euro donné aux Haïtiens ». L’optique de son projet : la reconstruction d’une école détruite par le séisme.
« On est en train de travailler avec un boulanger haïtien situé boulevard Ménilmontant, à terme on voudrait pouvoir aller sur place pour concrétiser notre projet », explique Kamel Amriou. Un micro-plan à taille humaine qui constitue un appel à la générosité pour tous les commerçants et résidents du 20e. « Notre projet reçoit un bon écho, on mise beaucoup sur la transparence». Face à l’ampleur du désastre haïtien, le geste a bien sûr une importance relative, mais il n’en est pas moins palpable. « On aimerait aussi pouvoir organiser un concert bientôt, espère Kamel Amriou, on est en concertation avec la mairie à ce sujet ». La solidarité s’organise.
De la collecte au concert solidaire, il n’y a qu’un pas. Vendredi 22 janvier, le Pix Bar (rue de Pixérécourt) a organisé un concert de soutien pour Haïti animé par le French Town Band, groupe d’influence musicale reggae. Les organisateurs avaient décidé de reverser intégralement les recettes de la soirée à l’association Médecins du Monde. Au prix de 5 euros par entrée, une centaine de personnes était présente pour passer un moment convivial au service de la bonne cause.
Pour soutenir l’initiative de l’association des Commerçants solidaires de Gambetta, contacter Kamel Amriou :
01 98 28 79 95.










