Hugues Vanderzwalm : « La rue est propre, à vous de jouer maintenant » 17/09/09

Hugues Vanderzwalm : « La rue est propre, à vous de jouer maintenant »

Hugues Vanderzwalm, responsable de la division territoriale du 20e arrondissement de la Propreté de Paris. Photo : G. Darbord

Hugues Vanderzwalm, responsable de la division territoriale du 20e arrondissement de la Propreté de Paris. Photo : G. Darbord

Le75020 : Vous organisez une OCNA (Opération coordonnée de nettoiement approfondie) dans le quartier Réunion du 14 au 25 septembre, de quoi s’agit-il ?

Hugues Vanderzwalm : C’est avant tout un outil de communication pour faire passer des messages à la population. Nous en organisons au moins une par quartier et par an. Pendant une semaine, nous mettons d’importants moyens en place pour nettoyer le quartier et sensibiliser les habitants par une campagne d’affichage et la mise en place d’un kiosque d’informations. La semaine suivante, des agents sillonnent le quartier pour continuer à informer et verbaliser les personnes qui ne respectent pas le règlement sanitaire. L’objectif est de rendre un quartier nettoyé en disant aux habitants : la rue est propre, à vous de jouer maintenant.

Quels moyens sont mis en œuvre ?

H. V. : C’est un concentré de propreté. Les trottoirs du secteur concerné par l’OCNA sont balayés et lavés tous les jours par une équipe de onze personnes. Deux autres agents assurent l’information des habitants. Nous faisons appel à la voirie pour réparer le mobilier urbain, au service des squares pour l’entretien des espaces verts. Nous enlevons les graffitis, les affichages sauvages, et les mauvaises herbes qui poussent aux pieds des arbres…

Pendant la deuxième semaine, quatre agents de la salubrité renforcés par des agents de sécurité de la Ville de Paris s’assurent du respect de la propreté. En moyenne, ils dressent entre 20 et 30 procès-verbaux au cours de cette seconde phase.

Est-ce efficace ?

H. V. : Le quartier concerné est propre du sol au plafond à la fin de l’opération. Et les personnes qui se sentent concernées par le problème de la propreté dans leur quartier découvrent qu’elles peuvent encore améliorer certaines choses. Le plus difficile est de faire changer les comportements des indécrottables. Mais pour eux, on en est plus au stade de l’information, il faut sanctionner.