Puciers et riverains de la Porte de Montreuil appellent à l’aide 13/05/10

Puciers et riverains de la Porte de Montreuil appellent à l’aide

« On nous a abandonnés », se plaint une habitante de la Porte de Montreuil. « C’est devenu invivable, je n’invite plus d’amis le week-end et j’hésite même à sortir de chez moi », ajoute sa voisine. « Je me suis fait insulter et cracher dessus la dernière fois que j’ai voulu sortir les poubelles sur le trottoir », renchérit la gardienne de leur immeuble de la rue Mendelssohn.

Le problème, ce sont les vendeurs à la sauvette qui occupent chaque week-end et les lundis les trottoirs des rues autour de la Porte de Montreuil. 2000, et même 3000 selon certains, leur nombre n’a cessé d’augmenter depuis un an. Ils vendent de tout, petit électroménager, vêtements, pièces détachées, nourritures, objets trouvés, récupérés… parfois volés.

Concurrence déloyale

Pour les commerçants des Puces de Montreuil, cette concurrence est « non seulement déloyale car les vendeurs à la sauvette ne paient aucune charge ni droit de place, mais le problème vient aussi de leur nombre. Ils occupent tous les trottoirs et même une partie de la chaussée ce qui empêchent les gens d’arriver jusqu’au marché aux puces. Notre chiffre d’affaires a diminué d’au moins 30% depuis l’an dernier ».

Patrouilles de CRS

Pour la mairie du 20e, le problème est devenu suffisamment préoccupant pour que Frédérique Calandra, accompagnée de plusieurs élus de l’arrondissement se joigne à la manifestation du lundi 7 mai 2010 organisée par les puciers et les riverains. Elle y a rencontré un représentant du préfet de police pour demander la mise en place de car de CRS et de patrouilles tôt le matin les jours de marché pour empêcher les vendeurs à la sauvette de s’installer. « Ça ne sert à rien et c’est même dangereux d’intervenir quand ils sont déjà installés, un policier a été agressé récemment », a-t-elle insisté en sortant de cette entrevue.

Devant le Conseil de Paris, le Préfet de Police a quant à lui confirmé les promesses faites aux manifestants par son représentant en annonçant qu’un dispositif sur le long terme serait bientôt mis en place.