Coup de Kärcher sur le marché à la sauvette de Belleville

La police nationale accompagne les services de nettoyage de la mairie de Paris. Crédit photo: P.Bohm
« Maïs chaud, chaud maïs », murmurent des vendeurs d’origine africaine à la sortie du métro Belleville. Équipés d’un caddie de supermarché, ils vendent du maïs grillé aux passants. Avec un franc succès. Autour, sur le terre plein central qui s’étend vers le métro Couronnes, pas de marché à la sauvette. Les biffins ont disparus.
Habituellement, des centaines de personnes dans la misère, des sans-papiers d’Afrique, d’Asie et d’Europe de l’est aux retraités sans le sous, vendent des objets de récupérations pour quelques euros. Mais avec le temps, sont apparus aussi des objets de contrefaçons ou des cigarettes de contrebande vendus par des individus sans aucune difficultés sur le plan financier…
Sous la pression des riverains, le conseil de Paris a voté une politique plus ferme. La semaine dernière, un important dispositif policier a été déployé contrôlant systématiquement tout vendeur et confisquant les marchandises illégales. Depuis, des policiers patrouillent en voiture à toute heure du jour. « C’était devenu trop, explique un vendeur de barbe à papa, c’était un bazar monstre ». Les petits hommes verts du nettoyage de la mairie de Paris lave le terre-plein déserte. « C’est plus facile de travailler maintenant que la place est dégagée », confie l’un d’eux.
« Lamentable »
Pour l’association Sauve qui peut, qui milite pour la défense de ces vendeurs ambulants dans le besoin, le « vidage » du terre-plein central du boulevard de Belleville est « lamentable ». « On a réussi à obtenir une centaine de places porte de Montmartre mais nous ce que l’on souhaiterait, c’est de 1000 à 1500 places dans tout Paris », déclare son porte-parole.
Pierre Bohm
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Marché de Belleville, boulevard de Belleville, 75020 Paris |











