Tristan Sadeghi : « Le but de Force Lycéenne sera de ne pas céder »
Le 75020.fr : Vous participez à la création d’un nouveau syndicat lycéen baptisé Force Lycéenne, pourquoi ?
Tristan Sadeghi : C’est venu après mon affaire. Plusieurs personnes voulaient que je continue sur la lancée médiatique. J’étais plutot réticent. Puis, j’ai reçu 10 à 15 demandes en ce sens. Je me suis finalement lancé. Depuis longtemps, je voulais rejoindre un syndicat mais je les trouvais trop mou. J’avais envie d’un syndicat plus radical. Ce projet s’est lancé et j’ai décidé d’apporter mon aide. Cela ne va pas vraiment me servir moi puisque je ne serai plus là après ma terminale, mais je pense que c’est une chance pour les lycéens. Une chance car le but de Force Lycéenne sera de ne pas céder. Un mouvement doit se lancer pour ne pas négocier le nombre de « coup de fouet ».
Quel sera votre rôle ?
Mon rôle sera défini par le vote et il n’y en pas encore eu. Mais je pense que j’aurai plutôt un rôle de porte-parole en tout cas en rapport avec la communication mais rien ne sera décidé avant le vote.
Qu’apportera Force Lycéenne de différent par rapport à l’UNL ou la FIDL ?
La principale différence se fera dans la gestion de la lutte. L’UNL et la FIDL créent un mouvement et quand ça commence à prendre, ils négocient trois fois rien et arrêtent le mouvement. Ou pire, ils appellent à arrêter le mouvement alors qu’on a rien obtenu. Quand on a l’occasion de continuer la lutte il ne faut pas l’arrêter pour trois fois rien. Il y a beaucoup de lycéens qui trouvent les syndicats actuels trop mous et on espère qu’ils vont nous rejoindre.
Ne craignez-vous pas de réduire la force de frappe des mouvements lycéens en créant un nouveau syndicat ?
Nous ne sommes pas une scission de l’UNL ou de la FIDL. Nous nous adressons à des gens qui ne sont pas encore syndiqués. Donc il y aura plus de monde dans les mouvements et, au contraire, on va augmenter la puissance de frappe.
Quelle sont vos liens avec le Parti de gauche qui vous avait soutenu pendant votre affaire ?
Je suis militant au Parti de Gauche. A Force Lycéenne, nous allons élire notre bureau. Il pourrait y avoir quelqu’un du NPA, quelqu’un du PS, du PC, et une personne pas encartée. Nous sommes membres de différents partis mais le syndicat ne sera rattaché à aucun parti.
La création de Force Lycéenne ne remet-elle pas en cause votre engagement à faire moins de politique l’année prochaine, année du bac ?
J’ai dit que j’allai me concentrer sur mon bac mais que je n’excluais pas de participer aux mouvements. Je me concentre sur le bac, mais j’aurai le temps d’être actif sur mon temps libre. Ce n’est donc pas un reniement.
Votre proviseur est-il au courant de cette prochaine création ?
Non, pas encore. Mais le proviseur de mon affaire a changé de lycée. Avec le nouveau, cela ne devrait pas poser de probleme. La création de ce syndicat n’influencera pas mes rapports avec le nouveau proviseur.











Espérons que ce syndicat fonctionne et ne suive pas le chemin bureaucrate des autres! Bonne chance à tous ceux participant à cette aventure!
Reprise dans la Vigie de ouaibe de Rue89 :
http://www.rue89.com/2009/08/21/le-lyceen-bloqueur-lance-un-syndicat
Pourquoi ne pas rejoindre et renforcer SUD Lycée ?
Ce jeune syndicat semble défendre exactement les mêmes positions (autogestion des luttes, rotation des mandats, autonomie vis à vis des organisations politiques) et qui est, en plus , lié à une fédération de travailleurs (solidaires) et d’étudiants (SUD étudiant).
Ils sont en ce moment impliqués dans un mouvement unitaire et appellent à continuer la lutte dès septembre…
plus d’infos sur le front unitaire monté par des lycéens
APPEL A LA MOBILISATION !
Lycéens debout !
Nous, organisations composant le Front de Lutte pour l’Éducation constatons la marchandisation du savoir, le démantèlement des services publics et la casse des acquis sociaux assurant jusqu’ici un minimum d’égalité et de justice sociale dans notre pays.
Cette mise à sac est sans nul doute la plus grave orchestrée par un gouvernement français depuis bien longtemps. Elle marque l’ancrage d’une société du tout payant, une société au service de l’économie et non au service des individus, une société qui exclut, qui impose, qui oppose…
Le 21 septembre, les postiers entreront en grève illimitée afin de stopper la privatisation du service postal. Ils sont au même rang que les jeunes qui voient l’enseignement être démantelé. C’est pourquoi le Front de Lutte pour l’Éducation se déclare solidaire des postiers en lutte. Conscient que seul le rassemblement pourra stopper le saccage des services publics, le Front de Lutte pour l’Éducation appelle les jeunes de toute la France à entrer en lutte illimité dès le 21 septembre afin de sauver l’éducation. Organisons des assemblées générales dans tous nos établissements à compter du 21 septembre afin d’expliquer à nos camarades en quoi le savoir et les services publics qui constituent notre héritage doivent être défendus coûte que coûte.
Nous lançons aux postiers cet appel : Portez nos revendications car nous porterons les votres pour que la convergence des luttes s’impose.
Comme le disait Albert Camus, Il n’y a que deux attitudes : se résigner ou se révolter…
Retrouvez des dossiers, tracts, argumentaires etc sur notre site —> http://www.frontdeluttepourleducation.fr
Force lycéenne, vas surement rejoindre ce fornt de lutte. Disons, que nous attendons, d’être « officiel », histoire de dire. Mais l’unification des luttes doit être un objectif pour tous. Nous devons agir ensemble pour mieux agir. ^^
Amicalement Damien JEANNEAU, pour Force Lycéenne.