Grève à La Poste : les facteurs votent la reprise du travail dans le 20e
Les facteurs du 20e arrondissement, réunis ce matin en assemblée générale, ont finalement voté la reprise du travail. Une fin de conflit permise par l’engagement de La Poste à « ne pas généraliser la sécabilité des tournées », selon la CGT. Les postiers se répartiront les tournées de leurs collègues absent « uniquement en cas de problèmes ponctuels, d’impondérables ». Ils verront alors leur charge de travail supplémentaire compensée.
Les facteurs du 20e arrondissement, en grève depuis jeudi 14 janvier, étaient entrés hier dans leur deuxième semaine de conflit. Après une dernière journée de discussion avec la direction, les représentants CGT (syndicat majoritaire) des postiers grévistes avaient évoqué quelques avancées. La Poste proposait des « compensations » pour « adoucir les conséquences des suppressions de tournées ». Si la CGT considère que ces progrès reste « faibles », elle a reconnu « l’effort de la direction ».
Sur les 216 postiers du 20e arrondissement environ 150 sont opérationnels (en décomptant les personnels en congé ou en arrêt maladie), selon les syndicats SUD et CGT. Au huitième jour de grève, ces mêmes organisations recensaient encore 75 grévistes, soit la moitié des effectifs opérationnels. Ils protestaient contre une réorganisation du travail entraînant 16 suppressions de postes dans le 20e. Les facteurs craignaient également de voir leur charge de travail s’alourdir. En cause, l’« auto-remplacement » aussi appelé « marguerite » par les syndicats. Quand un facteur est absent, ce système garantit que la distribution sur son secteur est assurée par ses collègues après leur tournée ordinaire. Les grévistes estimaient que la diminution du personnel aurait mécaniquement entraîné des remplacements plus fréquents.
La direction de La Poste n’avait quant à elle souhaité communiquer aucun chiffre sur le nombre d’arrêts de travail. Mercredi, elle avait consenti au maintien de 2 postes mais n’entendait pas revoir davantage sa copie. La Poste insistait toujours sur la nécessité d’« ajustement des organisations » face à la baisse du volume de courrier et réaffirmait qu’« il n’y aura aucun licenciement, mais seulement des reclassements et des départs en retraite non remplacés ».










