Avatar en 3D au Mk2 gambetta : pari réussi
Avec son budget record de 300 millions de dollars, sa production étalée sur quatre ans, ses effets spéciaux dernier cri, Avatar est sans aucun doute le film le plus attendu de cette fin d’année. Et ça valait le « coût » ! Visuellement époustouflant, il nous entraîne avec une étonnante facilité dans l’univers extraordinaire de Pandora. La profondeur de champ rendue possible grâce à la 3D et le réalisme des images de synthèse rendent l’immersion totale tout au long des 2h40 que dure le film. On découvre ainsi avec le même émerveillement que le héros, la jungle luxuriante de cette nouvelle planète, ses créatures ahurissantes, sa flore phosphorescente et ses montagnes en apesanteur (hommage à Miyazaki). Un véritable festival de détails tous plus créatifs les uns que les autres, qui laisse néanmoins toute sa force à l’histoire et au parcours des personnages.
L’intrigue semble pourtant banale : Jake Sully, un soldat vétéran, est recruté pour infiltrer les Na’vi, le peuple de Pandora dont les Terriens convoitent les richesses en minerai. Pour pouvoir respirer dans l’atmosphère de cette planète, il va devoir transférer son esprit dans le corps d’un avatar, son double version Na’vi… Et finira par changer d’objectif en tombant amoureux d’une autochtone. Une love story comme moteur du scénario, on n’en attendait pas moins de la part de James Cameron, après les onze oscars remportés par Titanic et ses 128 millions d’entrées aux Etats-Unis. Cependant, le réalisateur va plus loin en nous présentant des terriens impérialistes incapables de respecter les ressources de la nature et, finalement, bien plus arriérés que le peuple « sauvage » malgré leur haute technologie. Taclant la politique de Bush au passage et sa volonté de « combattre la terreur par la terreur », James Cameron ne recule devant aucun parti pris.
Il réussit surtout un savant dosage d’émotion et de scènes d’action, notamment de combats aériens dignes de Star Wars, sans céder à une surenchère de violence.
Bref, un mélange parfait de science-fiction, western, film sentimental, voyage initiatique et effets visuels sidérants. Une expérience à vivre en salles qui augure de la révolution 3D à venir.
Photos : Twentieth Century Fox
Avatar, de James Cameron (2h41) Sortie le 16 décembre 2009
avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver.
Au Mk2 Gambetta, tous les jours à 14h, 17h30, 21h. Séance supplémentaire à 10h30 les mercredi, samedi, dimanche, lundi et mardi.
Projection en 3D, soit 3 euros en plus du prix du billet (9,90 euros)
Bande annonce
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