«The Expendables» : Stallone et ses potes tout en muscles, au MK2 Gambetta
Les succès mitigés de John Rambo et de Rocky Balboa, les deux derniers films de et avec Sylvester Stallone, les ont fait passer pour des barouds d’honneur du plus célèbre Monsieur Muscle du cinéma américain. Avec The Expendables, « Sly » démontre s’il fallait que le poids des ans ne pèse pas lourd au bout de ses bras vraiment très musclés.
Il incarne ici Barney Ross, un mercenaire engagé par la CIA pour faire le ménage sur une île imaginaire d’Amérique du Sud laissée au main d’un tyran. Stallone + CIA + Tyran sud-américain… pas besoin d’un dessin pour comprendre le genre de film dont il s’agit.

Les scènes d'actions impressionnantes font oublier les dialogues dignes des meilleurs nanars. Photo : Metropolitan Filmexport
300 balles/minute, 3 blagues/heure
Les scènes d’actions s’enchaînent à toute vitesse, laissant de côté les effets spéciaux tape-à-l’œil pour faire la part belle aux prouesses pyrotechniques et cascades à l’ancienne. Ça tire, ça explose, ça se plante des couteaux dans la gorge dans tous les coins. Les amateurs de testostérone en seront rassasiés. Ne vous attendez pas à voir des héros bardés d’électronique. Même les téléphones semblent sortir tout droit des années 80′s avec leur cordon entortillé. Ici, pas de gadget, juste des armes destructrices, à l’image du fusil d’assault AA-12, qui délivre 300 balles à la minute.
Les scènes d’actions sont entrecoupées de dialogues peu recherchés comme on pouvait s’y attendre. Les vannes des héros de Expendables n’ont toutefois rien à envier à celles de John McClane dans Die Hard. Stallone joue avec les codes du genre et n’hésite pas à faire dans l’autodérision par moment. Il affiche aussi une volonté d’humaniser ses héros. Sans parvenir à susciter l’empathie pour la bande de gros pleins de muscles qui constitue l’impressionnant casting du film.

Les gros durs ont aussi des sentiments. Mickey Rourke et Sylvester Stallone s'accordent un moment d'intimité virile. Photo : Metropolitan Filmexport
Un casting qui fait pschitt !
Présenté comme la grande force du film, la galerie de personnages se dégonfle rapidement, tel un soufflet. Malgré la présence de noms ronflants à l’affiche, Sylvester Stallone en tête, Jason Statham, Jet Li, Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger, Mickey Rourke ou encore Dolph Lundgren… on se rend vite compte que le film tourne autour des deux premiers cités qui ne laissent à leurs petits copains que les miettes de la gloire.
Jet Li et Mickey Rourke récupèrent ainsi des rôles anecdotiques. Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger font quant à eux une apparition furtive. Ce dernier lâchant dans une réplique énigmatique, avec un clin d’œil au spectateur, qu’il veut devenir président des États-Unis. C’est ce qu’on appelle une déclaration de candidature originale !
Une réalisation un peu épileptique
La réalisation de Stallone pour ce qui concerne les scènes d’action s’avère malheureusement frustrante pour les amateurs de beaux gestes. Les plans dépassent rarement la seconde ce qui empêche de suivre dans de bonnes conditions les scènes de combat au corps à corps. Du gâchis quand on tourne avec Jet Li, réputé pour sa connaissance des arts martiaux.
Au final, on ressort de la salle après un peu moins de deux heures, satisfait par l’action à l’ancienne mais déçu de ne pas avoir vu Bruce Willis ou Arnold Schwarzenegger tirer le moindre coup de feu, ou envoyer plus que les trois répliques que « Sylvestre » a bien voulu leur laisser. Une demi-heure de plus n’aurait pas été de trop pour laisser tout ces « jeunes » talents s’exprimer dans l’art qu’ils maîtrisent le mieux, la castagne.
The Expandables, de Sylvester Sallone (1h45). Sortie le 18 août 2010.
Au MK2 Gambetta (interdit au moins de 12 ans)
Avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li, Mickey Rourke, dolph Lundgren, Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger
En VO, tous les jours à 13h15, 15h30, 17h45, 20h00 et 22h15
séances supplémentaires les mercredis, samedis et dimanches à 10h40












Rocky Balboa un succès mitigé ? Vous en revez peut être, mais ce n’est pas la réalité.
Autant John Rambo a eu un moindre succès, autant RB est un véritable succès( que cela soit en terme d’entrée et ou de critiques).
Heuuu, Willis et Arnold qui font un caméo, c’était prévu et dit depuis des mois> Après, c’est un peu facile de se la jouer « Surpris ».
The expendables est un bon divertissement( un bon tour de manege quoi), mais comme d’hab’> c’est un film avec Stallone, donc il faut le démolir en faisant passer ses films pour de la merde.