«Toy Story 3» : le buzz éclairé de l’été au MK2 Gambetta
A chaque nouveau film des studios Pixar, la même interrogation revient. Quand-est ce qu’ils vont se planter ? 15 ans ont passé depuis le premier opus de Toy Story. Et bien, la réponse est : pas tout de suite et en tout cas pas avec Toy Story 3.
Drôle, fin, rythmé, le film suit les jouets dans une nouvelle aventure alors qu’Andy, leur propriétaire qui a maintenant 17 ans, va entrer à l’université et doit donc se débarrasser de ses jouets. Il doit tourner la page sur sa vie d’enfant. Les jouets se retrouvent dans une garderie, où la vie pour eux n’est pas aussi rose qu’elle n’y paraît.

Ken met la fièvre à Barbie avec une danse inspirée. Photo : Walt Disney Studios Motion Pictures France
On prend un grand plaisir à retrouver Woodie le Cow-Boy toujours aussi malicieux, Buzz l’éclair, toujours aussi héroïque, Monsieur et Madame Patate, toujours aussi… démontable. Rex, le dinosaure peureux est là, tout comme Zig-zag le chien-ressort et Jessie, la cow-girl qu’on avait découvert dans le deuxième opus. De nouveaux personnages font leur entrée comme Barbie et un Ken très queer qui fait un défilé de mode sur la musique disco Le fric de Chic, un grand moment.
Pixar offre une fois encore un bestiaire de personnages loin du manichéisme de certaines autres productions. Les « méchants » ne sont pas systématiquement présentés sous un jour exécrable. L’un d’eux, une poupée de bébé géante est terrifiante, mais on comprend les raisons de sa méchanceté. Cette psychologie des personnages est assez originale dans l’univers des films pour enfants où l’on a tendance à voir des gentils très gentils et des méchants très méchants.

Andie rentre à l'université mais il s'offre un dernier jeu avec Woodie. Photo : Walt Disney Studios Motion Pictures France
Chapeau à Lee Unrich, le réalisateur de Toy story 3. L’homme connait bien la franchise puisqu’il était monteur sur le premier Toy Story et co-réalisateur sur le second.
On imagine son plaisir à réaliser un film d’animation au budget pharaonique de 200 millions de dollars quand le premier opus ne disposait « que » de 30 millions. On peut regretter que la 3D n’ait pas été plus mise en valeur. Elle est clairement optionnelle, voir inutile dans certaines scènes.
Toy Story 3 plaira aux spectateurs de 7 à 77 ans. Il est tout a fait possible de l’apprécier sans avoir vu les deux premiers, même si vous passerez à côté de quelques allusions bien senties. Il s’impose comme une respiration délicieuse après Wall-E et Là-Haut qui étaient parfois franchement mélancoliques. On espère un quatrième volet dans 10 ans, avec un Andy en âge de devenir papa.
Toy Story 3, de Lee Unrich
en 3D au MK2 Gambetta
En VF :
Mercredi, samedi, dimanche à 10h30, 12h35, 14h40, 16h45 et 19h00
Lundi, mardi, jeudi, vendredi à 12h35, 14h40, 16h45, 19h00
En VO :
Tous les jours à 21h20












Très beau final pour Toy Story ! Touchant, drôle, tendre. Bravo.