Documentaire : ça tourne au Parc de Belleville 21/04/10

Documentaire : ça tourne au Parc de Belleville

 

Au sommet du parc de Belleville, deux témoins des lieux évoquent son évolution sous l'oeil de la caméra.

Au sommet du parc de Belleville, deux témoins des lieux évoquent son évolution sous l'oeil de la caméra. Photo : I. Hervois

 

Les promeneurs du 20e ne sont pas les seuls à pouvoir se réjouir des rayons de soleil illuminant le mois d’avril. Frédérique Pressmann et son assistante réalisatrice Sarah Balounaïck sont arrivées au bon moment pour entamer le tournage d’un long métrage documentaire sur le parc de Belleville, intitulé Le monde en un jardin. Prendre le pouls de l’ambiance du quartier, tout en cherchant à relater son histoire : c’est ainsi qu’on pourrait définir le projet d’investigation au coeur de Belleville que Frédérique Pressmann entreprend.

Au gré des rencontres, elles voguent des habitués du parc aux personnes qui y travaillent. L’histoire de ce lieu construit dans les années 1980 et du quartier de Belleville se dessine au fil des témoignages. Durant une après-midi de tournage aux lueurs changeantes, les deux femmes ont rencontré Gérard, jardinier du parc et personnage central du documentaire, et Claude Pavy, un photographe amateur venu déployer les images de ce lieu prises durant les années précédant la conception du parc.

Amoureux de Belleville

Plus qu’un habitué du parc, Gérard est un peu son protecteur aux mains vertes. C’est lui qui l’entretient, qui veille à ce que cet espace reste le plus agréable possible. Et pourtant, il n’avait jamais eu sous les yeux les photos prises par Claude Pavy illustrant la rue Vilin avant qu’elle ne serve d’ossature au parc, ne laissant comme trace que le passage Vilin.

Mais ce défilement d’images d’un temps révolu n’a rien de passéiste. Le photographe reconnaît que la création du parc a permis d’« alléger » les constructions immobilières. En revenant sur la mise en place du jardin, ces deux amoureux de Belleville évoquent aussi la disparition des cinémas, autrefois nombreux et maintenant remplacés par des supermarchés ou des parkings.

Au cours de cet échange autour de la transmission, de l’héritage patrimonial et de son inéluctable réaménagement, Claude Pavy coupe court à une nostalgie envahissante. « On ne peut pas tout garder. » Pourtant, après plus de deux heures de tournage, la caméra a saisi le parc à différentes étapes de sa vie. Elle en a découvert le présent et le passé ; les feuilles et les racines.

La Galerie photo de Claude Pavy en ligne