Conseil de quartier Réunion-Père Lachaise : l’attribution des locaux associatifs fait débat
Une cinquantaine de personnes s’étaient déplacées à l’école élémentaire du 11, rue de Lesseps, pour assister à la deuxième réunion publique du conseil de quartier Réunion-Père Lachaise, mardi 1er juin 2010.

Une cinquantaine de personnes se sont retrouvés au conseil de quartier Réunion-Père Lachaise hier soir. Photo : M. Guillon
Les locaux associatifs au cœur des discussions
Pendant près de deux heures, le débat est resté centré sur la manière dont sont attribués les locaux associatifs du quartier. Nathalie Maquoi, conseillère d’arrondissement, chargée de la jeunesse, la vie étudiante et des jeunes travailleurs, a expliqué que les attributions étaient faites en fonction du nombre de locaux prévu en début d’année par les bailleurs sociaux. Les locaux associatifs bénéficient ainsi d’un loyer très bas. Les bailleurs mettent aussi à la disposition des associations des locaux dits commerciaux, aux loyers un peu plus élevés. Le problème, selon Nathalie Maquoi, c’est que « le tissu associatif du 20e arrondissement est très important » et que les bailleurs ne peuvent pas satisfaire tout le monde.
Faire pression sur les bailleurs sociaux
Dans la salle, on perçoit des murmures de désapprobation. Une habitante intervient pour dire que le nombre d’associations ne disposant pas d’un local est important alors que, selon elle, une grande quantité de logements seraient vides et pourraient servir aux associations. Une autre personne demande s’il n’est pas possible que la mairie du 20e arrondissement fasse pression sur les bailleurs pour qu’ils baissent les loyers des logements vides pour les associations.
La réponse de Nathalie Maquoi laisse penser que non. Selon elle, les bailleurs sociaux ne peuvent pas attribuer tous les logements, même vides, à des prix peu élevés. « Il s’agit d’un équilibre à trouver. Il y a des choses qui ne sont tout simplement pas possibles ». Une solution envisageable serait de « mutualiser » un local pour plusieurs associations qui ne peuvent pas se permettre un loyer, en aménageant les horaires d’occupation.
Les Petits Pierrots « en train de mourir »
Le jeu des questions-réponses continue, jusqu’à ce que le cas particulier de l’association Les Petits Pierrots, menacée d’expulsion pour impayés de loyers, s’insère dans le débat. Un sympathisant de l’association précise que le prix de leur loyer, 850 euros/mois pour 50m2, est bien trop élevé par rapport à d’autres associations comme le centre social Étincelles, qui ne verserait que 90 euros/mois pour un local plus étendu. Sur son intervention, l’assistance applaudie.

Selon ce sympathisant, Les Petits Pierrots, paierait un loyer de 850 euros/mois pour 50m2, contre 90 euros/mois pour le centre social Étincelles. Photo : M. Guillon
« On demande plus de transparence »
Selon Nathalie Maquoi, l’association Les Petits Pierrots a été reçue par la mairie du 20e arrondissement « un nombre incalculable de fois » et a reçu de la mairie de Paris un « montant ultra-élevé par rapport aux autres associations ». « Vu le montant de la dette, ça pose quand même beaucoup de questions », estime l’élue. Interrogé à l’issue du conseil de quartier, Julien Bargeton (1er adjoint à la mairie du 20e arrondissement chargé de la culture, des finances et des budgets participatifs) nous précisera que l’association aurait une dette d’environ 15 000 euros, soit plus que le budget d’investissement total alloué par la mairie du 20e arrondissement au conseil de quartier Réunion-Père Lachaise.
Mais ce que demande surtout les habitants, c’est de la transparence dans l’attribution des locaux et plus d’information sur les procédures à remplir pour prétendre à un local associatif. Nathalie Maquoi, là-dessus, à bien voulu concéder que c’était effectivement trop opaque. « Nous allons essayer de vous préparer un petit guide, sur comment on fait, à qui on s’adresse…», tout en rappelant que des informations étaient disponibles à ce sujet à la Maison des associations.
Éclairage urbain et ramassage scolaire gratuit
Les autres sujets abordés portaient sur les nouveaux aménagements du quartier, notamment le développement de l’éclairage urbain dans la rue de Bagnolet et le déplacement des feux de signalisations à l’angle des rues de Bagnolet et des Pyrénées.
Julien Bargeton a tenu également a rassurer les parents d’élèves sur le déménagement temporaire (dû à des travaux de rénovation) des écoles maternelle et élémentaire de la rue de Lesseps, en annonçant qu’un système de ramassage scolaire serait mis en œuvre gratuitement pour acheminer les élèves le matin et le soir.










