Budget participatif : la rue a la parole

Les conseillers de quartier prennent place dans la salle des fêtes de la mairie. Photo : L. Malterre
Le budget participatif est une invention de la précédente législature, cependant il continue d’être expérimenté dans le 20e arrondissement. Autrefois seulement dévolu au domaine de la voirie, il concerne à présent tout l’espace public. Le principe est de faire des habitants de l’arrondissement, à travers les conseils de quartier, de véritables acteurs de la vie de la cité.
Mercredi 12 mai, la mairie réunissait les conseillers de quartier pour leur faire part de leurs conclusions. Et les informer sur les projets qui seront défendus à l’hôtel de ville de Paris. Car le budget participatif doit subir la modération des élus du 20e puis doit être validé par la mairie de Paris.

Sandra Chelekian (2e en partant de la droite), ajointe à la démocratie locale, présidait la réunion. Photo : L. Malterre
Affaissement de la rue de Belleville
Concrètement, les conseils de quartier ont identifié les problèmes touchant leurs rues et leurs parcs. Ils ont ensuite hiérarchisé les travaux par ordre d’urgence et d’importance. Dans ses conclusions, la mairie du 20e a commencé par aborder ce qui devra être fait pour des raisons de sécurité et de pérennité des ouvrages. A l’horizon 2011, la voirie devra remédier à l’affaissement de la chaussée au niveau de la rue du Faubourg du Temple et de la rue de Belleville. De même, la rue Fernand Léger, dégradée, se refera une beauté. Place Emile Landrin, le problème vient plutôt de la nature glissante du revêtement. Rue des Pyrénées, les lampadaires, qui ont cinquante ans d’âge, se verront remplacés par un éclairage performant.
Parmi les opérations retenues mais qui devront faire l’objet d’un débat à la mairie de Paris, il faut compter sur un nouvel éclairage « anti-vandalisme » rue Max Ernst. Les automobilistes ne sont pas en reste puisqu’il faudra compter sur la surélévation du carrefour entre la rue des Fougères et la rue de de Noisy-le-Sec ainsi que celui entre la rue de la Réunion et celle des Orteaux afin de ralentir les voitures. Ce dernier pourrait aussi voir disparaître les barrières qui ne servent qu’à certains pour s’appuyer nonchalamment dessus. Rue Louis Lumière, on nous promet deux à quatre coussins berlinois, ces mini-dos d’âne gênants pour les voitures mais pas pour les bus.

Jean-Jacob Bicep, ajoint à la voirie et aux transports, écoutant les doléances d'une conseillère de quartier. Photo : L. Malterre
Et les parcs dans tout ça
La question des espaces verts a majoritairement porté sur les aires de jeux. Victimes de leur succès et de l’usure du temps, les parcs pour enfants des squares Edouard Vaillant, Emmanuel Fleury, Sarah Bernhardt, Elisa Borey et de la Salamandre devraient être remis à neuf. Ce dernier a d’ailleurs retenu une attention particulière puisque certains habitants du quartier reprochent à son kiosque à musique de n’avoir que trop prouvé son inutilité.
La réunion s’est conclue sur la question de la rue de la Villa Faucheur, laissée à l’abandon par ses co-propriétaires. Rien ne sera fait tant que ceux-ci n’auront pas donné leur accord pour qu’elle soit désormais reprise en main par la mairie.










