Régionales : Huchon largement réélu en Ile-de-France 22/03/10

Régionales : Huchon largement réélu en Ile-de-France

 

Répartition des sièges au conseil régional d'Ile-de-France.

Répartition des sièges au conseil régional d'Ile-de-France.

Le miracle ne s’est pas produit pour la droite. A l’issu du second tour des élections régionales, l’Ile-de-France reste à gauche comme vingt autres régions métropolitaines. La liste de gauche menée par le socialiste Jean-Paul Huchon récolte 56,7% au niveau régional, 58% à Paris et frôle les 75% dans le 20e. La gauche aura donc 142 élus au conseil régional, l’opposition de droite en comptera 67.

Comme souvent, l’abstention (environ 53% en Ile-de-France, 49% à Paris et 51% dans le 20e arrondissement) a été légèrement inférieure au second tour comparée au premier tour. Un peu moins de 51 000 électeurs (sur 104 000 inscrits) se sont déplacés aux urnes dimanche 21 mars dans le 20e. Ils étaient environ 47 500 à avoir voté au 1er tour.

 

Résultats du second tour des élections régionales en Ile-de-France.

Résultats du second tour des élections régionales en Ile-de-France.


« De fait, l’UMP n’existe pas dans le 20e »

Difficile de dire à qui ce regain de mobilisation a le plus profité. Les deux listes restantes au second tour ont en effet récolté plus de voix que la simple addition des voix obtenues au premier tour par les partis de gauche comme de droite.

La liste de Valérie Pécresse récolte tout de même 25,2% des voix dans le 20e pour ce second tour. Signe que, malgré son absence de représentant au conseil d’arrondissement, la droite n’est pas si faible qu’il n’y paraît dans le 20e.

« C’est un résultat assez attendu », analyse Anne Biraben, déléguée UMP dans le 20e, « nous avons tout de même presque doublé le nombre de voix entre les deux tours et un électeur sur quatre nous a fait confiance. » « Je pense que nous aurions fait un meilleur score si un représentant de l’arrondissement avait été en position éligible sur la liste de l’UMP. Si on considère que les élections font l’existence d’un parti, de fait, l’UMP n’existe pas dans le 20e. Les militants sont consternés par cette situation légale qui est une aberration démocratique pour une municipalité de 200 000 habitants. »