De la Forge à l’Usine de Belleville…

La Ville de Paris a été condamnée le jeudi 28 janvier 2010 par le tribunal de grande instance (TGI) de Paris dans l’affaire qui l’opposait aux anciens artistes de La Forge de Belleville. L’objet de la discorde : l’appellation « Forge de Belleville » utilisé par la Ville pour désigner les ateliers du 23-25, rue Ramponeau, alors que les artistes qui se réclament du nom ne l’occupent plus.

En 2005, la Ville de Paris a procédé à un appel d’offres pour trouver une association susceptible d’animer les lieux tout en déposant le nom « Forge de Belleville ». C’est le regroupement d’artistes Traces qui empoche le marché public en 2008, aux dépends des anciens occupants, installée rue Ramponeau depuis 1990. Le TGI de Paris a jugé l’utilisation de ce nom « déloyale », selon l’avocat des artistes de La Forge cité dans Le Parisien. La Ville devra verser 5000 euros de dommages et intérêts ainsi que 3000 euros pour les frais de procédure. Depuis, la Forge est devenu l’Usine de Belleville.

23-25, rue Ramponeau, 75020 Paris