Le cinéma sort du coma 12/02/10

Le cinéma sort du coma

Belleville-en-vues-catherine-janvier-fanny-rigaut-2

Avec Belleville en vue(s), Catherine Janvier et Fanny Rigaut tentent de réanimer les cinémas de quartier du 20e depuis six ans. Photo : Julia Tissier

L’association Belleville en vue(s) se tient au chevet du cinéma de quartier. A défaut de pouvoir ouvrir sa propre salle, elle organise depuis six ans des projections itinérantes dans le 20e arrondissement.

Les caissières ont remplacé les ouvreuses

A la recherche des cinémas perdus. Ça pourrait être le titre d’un film tourné dans le 20e. De ce côté-là de la capitale, c’est le désert. Un seul cinéma : le MK2 Gambetta. Où sont donc passés tous les cinémas de quartier ? Disparus et remplacés par des « supermarchés », lâche Catherine Janvier, fondatrice de l’association Belleville en vues :

Le bon vieux temps des cinémas de quartier

Depuis bientôt six ans, cette association est bien décidée à réveiller le cinéma de proximité et à proposer « une activité abordable à des gens qui ne bougent pas beaucoup ». A défaut de disposer d’une salle, l’équipe de Belleville en vue(s) organise des projections itinérantes dans le 20e arrondissement. Centres sociaux, foyers de travailleurs migrants, ou encore écoles primaires, les écrans de toile passent partout. But de l’association : créer, à terme, un « véritable espace culturel » :

Le cinéma itinérant, en attendant mieux

La difficulté ? Trouver « des films pour un public très large », reconnaît Catherine Janvier. C’est Fanny Rigaut, l’une des trois salariés de l’association, spécialiste du cinéma, qui doit relever le défi. Objectif : varier la programmation.

Du documentaire au court-métrage, il y en a pour tous les goûts

L’association organise aussi des ateliers de parole, au cours desquels « un film est projeté et les spectateurs, souvent des personnes qui apprennent le français, débattent de l’œuvre qu’elles viennent de voir », explique Catherine Janvier. Des animations autour du cinéma dans les foyers de retraités ainsi que des ciné-concerts au Studio de l’Ermitage sont aussi au programme. De quoi maintenir sous perfusion les cinéphiles du coin en attendant le retour à la vie des petites salles obscures.

par Julia Tissier