Batlik paye l’apéro à la Bellevilloise

Guitare claquée, textes léchés, humour... what else ?
Deux raisons principales poussent le mélomane à aller à un concert. La qualité des compositions de l’artiste et la finesse de sa plume. Pour Batlik, l’une comme l’autre étaient au rendez-vous vendredi 4 décembre à la Bellevilloise pour les Apéros Francofans. Finement ouvragés, ses morceaux allient guitare claquée et clarinette badine. Subtilement écrits, ses textes sont tour à tour déchirures d’histoires d’amour, chroniques de mœurs amusées ou encore plaidoyers en faveur des sans-papiers.
Braguette ouverte
Mais une troisième raison nous pousse dans le cas de Batlik : le talent dont il fait preuve lors des transitions entre ses chansons et les reparties inspirées qu’il lance. Un jeu de scène qui ne lui a pas fait défaut vendredi soir. Dès la fin du premier morceau, il s’exclame : « ‘tain, j’ai la braguette ouverte ! Vous auriez pu me le dire ! ».
« Pauvre biquet ! »
Devant une soixantaine de personnes acquises à sa cause, il laisse libre cours à son côté théâtral. Par exemple, en présentant à l’aide d’une anecdote une chanson issue de son futur album. Le morceau évoque une déconvenue sentimentale. Joué sur scène en Ardèche, il avait fait réagir le public : « Ah, pauvre biquet ! » Batlik : « J’ai été vexé par l’appellation pauvre biquet. Du coup, j’ai ajouté un couplet et ensuite les gens disaient : Ah, pauvre connard ! Ça me convenait mieux. » Même lorsqu’il bafouille durant L’Abandon – titre poignant sur une rupture mal assumée – le chanteur parvient à faire rire. « Vous allez voir que quand je vais arrêter d’être dyslexique, ça va aller vachement mieux ! » Pauvre biquet !
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