L’Ensemble orchestral de Paris fait vibrer le Théâtre de Ménilmontant 28/09/09

L’Ensemble orchestral de Paris fait vibrer le Théâtre de Ménilmontant

Ensemble-orchestral-paris-theatre-menilmontantUn concerto comme prélude. Voilà qui résume la démarche de l’Ensemble orchestral de Paris, qui sera en mini-résidence dans le 20e arrondissement en décembre. Dimanche, l’orchestre a donné un aperçu de son talent au Théâtre de Ménilmontant, interprétant pour l’occasion le Concerto n°3 pour violon et orchestre de Mozart devant une salle comble.

Valse avec l’orchestre

D’emblée, on est saisi par la puissance sonore de la formation. Et tout de suite après, par la virtuosité de Deborah Nemtanu, violoniste soliste qui l’accompagne. Joignant de légers pas de danse et des mimiques à ses phrasés musicaux (en tournant parfois longuement le dos à sa partition), la musicienne fait corps avec la mélodie. Au milieu de cette valse avec l’orchestre résonne soudain une fausse note. Mais c’est du public qu’elle provient. Une petite fille en t-shirt bleu s’est approché d’un des strapontins latéraux qu’elle a fait grincer, avant qu’un adulte la ramène à sa place.

Espièglerie

Une anicroche qui ne gêne nullement le premier violon – même isolé des autres instrumentistes par la partition. Durant ces quelques mesures, ces derniers contemplent leur collègue, le regard plein d’une sereine concentration où s’exprime une assurance façonnée par des heures passées à répéter. Aux minauderies du violon – qui rassemblent toute l’espièglerie dont Mozart sait faire preuve – succède le velouté des violoncelles. Dans un fluide mouvement musical dont le public suit le cours avec délectation.

Pour le rappel, l’Ensemble exécute un morceau sans archer : la Pizzicato Polka de Strauss. A la fois taquine, volage et féline, l’œuvre illustrerait à merveille les coups de pattes faussement farouches d’un chaton sur une pelote de laine. Les applaudissements qui suivent n’ont pour leur part rien de timides, de même que les «bravo !» qui résonnent avec force dans la salle.

Ensemble-orchestral-paris-theatre-menilmontant-2La clé des chants

Après les cordes, place aux voix. Cinq membres de l’orchestre vocal Grand Huit prennent la relève. Jazz, chanson française et musiques de films sont au programme. Sous le ciel de Paris d’Edith Piaf, J’ai deux amours de Joséphine Baker ou encore le classique Tea for Two sont entonnés, dans des arrangements qui diffèrent parfois largement des musiques originales. Mais ce sont les harmonies, les canons et les contre-chants de la très populaire chanson d’amour Mon amant de Saint-Jean qui obtiennent le plus de suffrages. Et qui donnent un sens renouvelé à l’expression la voix du peuple est la voix de Dieu.

http://www.menilmontant.info/

http://www.ensemble-orchestral-paris.com

75020 Paris, France

Théâtre de Ménilmontant, 15, rue du Retrait, 75020 Paris