Willy Ronis laisse Belleville et Ménilmontant orphelins
En disparaissant le 12 septembre à l’âge de 99 ans, Willy Ronis laisse le 20e arrondissement orphelin. Le photographe, qui a fini ses jours rue de Lagny, avait souvent promené son objectif dans l’Est parisien. Une exposition au Pavillon Carré de Baudouin – prévue pour son centenaire à l’automne 2010 et dont le projet est maintenu – rendra d’ailleurs hommage à cette partie de son travail. Le livre Belleville-Ménilmontant (éditions Hoëbeke, 1999) témoigne de son goût pour le quartier.Un amour qui remonte à la fin des années 40, où son objectif capture Les gamins de Belleville. Puis La péniche aux enfants, que le photographe considérait comme le summum de son art. Ces images montrent une chose : Willy Ronis traquait l’instant. Il ne le fabriquait pas. Il guettait le surgissement du quotidien dans son caractère le plus impromptu.
Photographe humaniste
Il se faisait aussi l’observateur de son temps, notamment au cours de son expérience pour le magazine d’obédience communiste Regards. Grève des usines Citroën-Javel, défilés du Front populaire, le reporter est à l’écoute des luttes sociales.
Au centre de ses photos, c’est vers l’Homme que regarde Willy Ronis. Figure de l’école humaniste, il est considéré comme l’un de ses fondateurs, au même titre que Robert Doisneau ou Henri Cartier-Bresson. Un titre qu’il conservera, bien au-delà de l’ultime épreuve…












Avant d’être un ouvrage co-écrit avec Daeninckx, dont je crois la première édition est de début 2005, Belleville-Ménilmontant est un recueil de photographies qui remonte aux années cinquante (52 ou 54), maintes fois réédité.
Ce n’est qu’en 1947 que Willy Ronis a découvert Belleville et Ménilmontant, et aucunement en 1926… Il ne s’est installé dans le 11e qu’en 1936 d’ailleurs, pour fuir les créanciers, au décès de son père.
Mon plus récent sujet date de juillet :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2009/07/willy-ronis-99-ans-lœil-vif.html
et par les différents liens, on y retrouve tout (ou presque…), à la veille de son anniversaire, qui avait lieu en août.
Merci pour ces précisions, je les ai intégrées à l’article.
Frédéric Rieunier
J’avais besoin pour mettre en ligne ceci :
http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2009/10/clin-doeil-à-willy-ronis.html
de rechercher “Belleville-Ménilmontant”. Sa première édition, chez Arthaud, est bien de 1954. Ensuite, la réédition modifiée est de 1986 (pour la première). Puis comme ça se vendait bien, il y en a eu d’autres. Je pense que j’ai dû offrir des éditions de 1989, puisque j’avais rencontré W. Ronis au printemps 90 dans le 11e.