Willy Ronis laisse Belleville et Ménilmontant orphelins 14/09/09

Willy Ronis laisse Belleville et Ménilmontant orphelins

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Dans la rue Vilin (1959). © Willy Ronis/Rapho/Eyedea (Reproduction illicite)

En disparaissant le 12 septembre à l’âge de 99 ans, Willy Ronis laisse le 20e arrondissement orphelin. Le photographe, qui a fini ses jours rue de Lagny, avait souvent promené son objectif dans l’Est parisien. Une exposition au Pavillon Carré de Baudouin – prévue pour son centenaire à l’automne 2010 et dont le projet est maintenu – rendra d’ailleurs hommage à cette partie de son travail. Le livre Belleville-Ménilmontant (éditions Hoëbeke, 1999) témoigne de son goût pour le quartier.

Un amour qui remonte à la fin des années 40, où son objectif capture Les gamins de Belleville. Puis La péniche aux enfants, que le photographe considérait comme le summum de son art. Ces images montrent une chose : Willy Ronis traquait l’instant. Il ne le fabriquait pas. Il guettait le surgissement du quotidien dans son caractère le plus impromptu.

Photographe humaniste

Il se faisait aussi l’observateur de son temps, notamment au cours de son expérience pour le magazine d’obédience communiste Regards. Grève des usines Citroën-Javel, défilés du Front populaire, le reporter est à l’écoute des luttes sociales.

Au centre de ses photos, c’est vers l’Homme que regarde Willy Ronis. Figure de l’école humaniste, il est considéré comme l’un de ses fondateurs, au même titre que Robert Doisneau ou Henri Cartier-Bresson. Un titre qu’il conservera, bien au-delà de l’ultime épreuve…