Chicros repeint la Flèche d’Or couleurs psyché

A la fois membre de Syd Matters et de Chicros, Olivier Marguerit (à gauche) est aussi de l'aventure de My Girlfriend Is Better Than Yours (ci-dessus). Photo : Tadahblog
Il est 21h, vendredi 23 avril. Alors que le printemps s’est enfin décidé à offrir aux Parisiens une douce soirée, les fashion kids de la capitale entrent dans la Flèche d’Or pour assister à la première des deux soirées « Carte blanche aux Chicros ». Trois groupes sont programmés : outre les Chicros eux mêmes, les Anglais Esben And The Witch et les Parisiens My Girlfriend Is Better Than Yours.
Esben And The Witch, une électro-pop sombre et tribale
Le trio joue pour la première fois à Paris et il fait d’abord preuve d’une certaine timidité. Les musiciens commencent donc doucement, au milieu d’une scène décorée façon kitsch gothique où un hibou empaillé et scrutateur côtoie une représentation en gravure d’une souveraine britannique. L’ électro-pop d’Esben alterne moment sombres, planant et déchainés. Entre guitare, synthé et percussions, la scène prend des allures de culte païen. Peu à peu, le public s’échauffe…
La pop joyeuse et sensuelle de My Girl Friend Is Better Than Yours
L’arrivée de My Girlfriend Is Better Than Yours – dont le nom pourrait être celui d’un groupe Facebook – rend l’ambiance plus joyeuse. Le set démarre fort et l’atmosphère saute rapidement de l’intime à l’explosif, le groupe se lançant parfois dans des envolées punk bruitistes qui finissent toujours par atterrir brutalement sur la piste d’une mélodie élaborée et précise.
Les deux leaders contrastent : le chanteur (également guitariste de Syd Matters et des Chicros) est souriant, solaire, sautillant, et plaisante facilement. La chanteuse est réservée, presque timide, sensuelle, lunaire. Mais leurs voix se complètent et se mélangent naturellement à travers des compositions de très bonnes factures. La pop de My Girl Friend Is Better Than Yours est à la fois enfantine et sensuelle, énergique et amoureuse. Le public se laisse alors aller à quelques petits pas de danse, voire quelques déhanchements.

Invité de la Flèche d'Or, Chicros avait carte blanche pour la programmation des 23 et 24 avril 2010. Photo : Tadahblog
Place aux Chicros !
Vers 23h, Chicros débarque tranquillement. Le set débute avec le tubesque New Orleans, chanson locomotive de leur dernier album. Suivent quelques chansons d’un pop rock maitrisé mais finalement assez classique.
La touche psychédélique s’imposera petit à petit, les compositions s’allongeant progressivement pour flirter avec le rock progressif. Les musiciens se démènent, passent de la guitare à la basse et de la basse aux synthés sans problèmes, et enchaînent des phases aériennes à la Pink Floyd avec des phases de furie bruitistes, en passant par des chœurs pop.
Le concert se termine vers minuit et demi, des DJ prennent alors la relève pour tenter de réveiller un peu les jambes et les bassins, assez peu sollicités finalement par un public plus hypnotisé que déchainé.
Merci à Tadahblog de nous avoir gracieusement permis d’utiliser ses photos.










