Charlie Winston, invité surprise de la Flèche d’Or

Charlie Winston, borsalino et barbe de trois jours, veste et guitare rafistolée, like a bobo ? Photo : M. Guillon
Un murmure de surprise et quelques exclamations ont suivi l’annonce de la speakerine. Charlie Winston était le parrain de l’édition 2010 du concert Fnac Attention Talent Live Music qu’accueillait la Flèche d’Or mardi 6 avril. Coiffé de son éternel borsalino et muni d’une guitare rafistolée, le chanteur a livré un très court show en forme d’interlude entre les participants de cette soirée tremplin. Tout juste le temps de faire chanter l’audience et de quitter les planches en la laissant frustrée.

Soutenue par des lignes de guitares finement ouvragées, Hindi Zahra a donné libre cours à l'émotion que dégage sa voix. Photo : M. Guillon
Guitares au son de luths
Outre cet invité surprise, l’événement offrait quelques jolies têtes d’affiche. Avec une fragile mais envoûtante élégance, Hindi Zahra a déployé les charmes de sa musique teintée de blues et de chaâbi. Les deux guitaristes qui l’accompagnaient ont parfois donné l’impression d’avoir troqué leurs instruments contre des luths, en mariant gammes arabisantes et attaques cinglantes de leurs cordes.
La garde-robe de Bob Dylan
Dans un autre registre, Revolver a offert un moment de détente aux accents folk. L’ombre de Neil Young planait d’ailleurs sur certains morceaux. Détail piquant, Christophe (le second guitariste) donnait l’impression de partager la garde-robe de Bob Dylan.
Si les compositions du groupe font preuve d’un indéniable sens de l’harmonie (comme en témoigne leur tube Get Around Town), on regrette par contre que sa présence sur la scène de la Flèche d’Or ait été un brin terne. Le trio est encore un peu vert. Et, à sa décharge, le public – composé exclusivement d’invités – n’était pas des plus fervents.
Moins connus, les membres de Gush (dont le bassiste n’est pas sans rappeler Ashton Kutcher) ont fait vibrer la salle au rythme de leur pop insouciante. Karimouche a quant à elle envoyé son mélange de ragga, de rap et de chanson. Avec gouaille et bonne humeur, la jeune femme s’est sortie avec aisance de l’exercice difficile qu’est la première partie d’un concert. Sur un débit qui avait parfois de quoi faire pâlir plus d’un flow.











