The Album Leaf berce la Maroquinerie

The Album Leaf est d'abord un projet de Jimmy LaValle (en bas à gauche), qui s'est imposé dans le domaine de l'electronica (électro minimaliste). Photos : Bertrand Noël
Dès les premières notes de piano, La Maroquinerie est bercée dans une quiétude très aérienne. The Album Leaf, c’est avant tout le projet personnel de Jimmy LaValle, accompagné par un groupe lors de son live dans la salle parisienne, vendredi 19 mars.
Le musicien s’est imposé dans le paysage musical de l’electronica (électro minimaliste) depuis une petite dizaine d’années après avoir collaboré avec les Islandais de Sigur Rós, groupe chaperonné par Radiohead et encensé par leur compatriote Björk.
Sur scène, les instruments sont rois et on arrête rapidement de compter les claviers. Trois violoncellistes accompagnent de leurs cordes pincées des voix éthérées qui font office de chœur. La scénographie est d’une grande sobriété. Les lumières se balancent au rythme des notes, tandis que des vidéos défilent en arrière-plan.
Brouillard onirique
Émergeant de la torpeur instillée par The Album Leaf, des morceaux plus pop ravivent par moment le public, plongé dans un calme étrange. La qualité des compositions de Jimmy LaValle ne lassent pas, même si l’ensemble est un peu trop linéaire.
La maigre interactivité entre les artistes et un public presque stoïque n’avaient pour le coup rien à voir avec The Dillinger Escape Plan qui avaient enflammé la Maroquinerie quelques semaines plus tôt. Sur une dernière touche contemplative et onirique, des fumigènes enfoncent la salle dans un épais brouillard pour clôturer ce cotonneux concert.
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