La « Marche pour le maintien des centres IVG de proximité », qui s’est déroulée samedi 14 novembre, entre l’hôpital Trousseau (dans le 12e) et le centre hospitalier Tenon (dans le 20e), a réuni un peu plus de 200 personnes. Les manifestants répondaient à l’appel du collectif unitaire pour le droit des femmes du 20e arrondissement.
Ils demandaient la réouverture des centres IVG des hôpitaux Tenon, Broussais et Jean Rostand, ainsi que le maintien de la maternité de l’hôpital Saint-Antoine, menacée de fermeture. Selon la loi hospitalière de 1979, chaque établissement pratiquant la chirurgie ou possédant un service de gynécologie-obstétrique doit disposer des moyens de pratiquer des IVG.
Pour Josiane Céret, militante du droit des femmes depuis plus de 30 ans et membre du collectif, « le gouvernement Sarkozy cède aux intégristes en fermant les centres d’IVG. Il fait tout ce dont rêvent les intégristes. Sans changer la loi, il y a une régression. On repart 50 ans en arrière ».
Le cortège attaqué
Récoltant les encouragements de nombreux passants sur leur parcours, les manifestants ont aussi été l’objet d’une certaine hostilité. Juste avant d’arriver devant l’hôpital Tenon, le cortège a notamment été la cible d’un jet de projectile, une bouteille en plastique remplie d’eau venant s’écraser depuis les fenêtres d’un immeuble juste devant la banderole de tête tenue par les élus parisiens.
Arrivés rue de la Chine, entre les étals du marché, les manifestants ont entendu les discours d’une représentante du collectif du 20e et des déléguées SUD et CGT de l’hôpital Tenon avant de se disperser.


















